mercredi 15 janvier 2014

The Americans : des américains pas comme les autres....

Washington 1981.
Philip, Elizabeth Jennings et leurs deux enfants : une famille normale.... En apparence.
En effet, les parents sont des agents dormants du KGB, parfaitement intégrés à la société américaine. Ils vivent depuis près de deux décennies sur le sol américain, et y élèvent leurs enfants qui ne savent rien de leurs origines soviétiques.
Tout se passe bien, jusqu'à ce qu'un agent du FBI, spécialisé dans le contre-espionnage, s'installe dans leur voisinage.... Leur couverture est en danger!


Pourquoi regarder The Americans :

Si le sujet n'est pas hyper sexy au 1er abord (la guerre froide), et éloignée de nos préoccupations contemporaines, cette série a plusieurs atouts :
- tout d'abord, c'est un peu le Homeland des années 80 : les sujets sont finalement les mêmes : des individus infiltrés sur le sol américain qui tentent de déstabiliser le pays, et dont la couverture s'effrite ;


 - ensuite, je dis un grand OUI aux personnages, et à leur complexité.
Elizabeth (Keri Russel qui a notamment joué dans la série Felicity) est finalement celle " qui porte la culotte " dans ce couple atypique. Elle est forte, déterminée, et a une totale allégeance et une foi inébranlable envers son pays et son parti.


Pour Philip (Matthew Rhys que j'ai découvert dans la série Brothers & Sisters) c'est un peu différent, on le sent dès le 1er épisode très (trop) intégré. Il souhaite se ranger, abandonner le KGB, idée qu'Elizabeth ne peut tolérer. Philip est le " maillon faible " de ce couple.


Entre eux, tout est donc assez compliqué. Si Philip semble éprouver des sentiments pour Elizabeth, cette-dernière le repousse, et considère leur mariage comme un contrat avec le KGB, une simple couverture.

 
- enfin, la réalisation est à plusieurs titres très réussie.
On se sent imprégné de cette atmosphère de guerre froide durant les années 80.
Les flashbacks sont judicieux. Ils distillent des indices et nous aident à comprendre les motivations des personnages, et leur passé. 

Le trailer de la saison 1 :
 

 Pour aller plus loin :

- Un article du Monde, intitulé " The Americans, un grand cru de de la série américaine ",  publié le  14 décembre 2013.



Chef de Jaspreet Singh

Suivez Jaspreet Singh, il vous emmène sur les sentiers du Cachemire, une région montagneuse du sous-continent indien, enjeu stratégique pour l'Inde et le Pakistan qui se la disputent depuis plus de 50 ans.
Fermez les yeux, et laissez-vous porter : vous découvrirez la cuisine indienne, les paysages de cette magnifique région, et sa douloureuse histoire ....

 


Résumé de Chef de Jaspreet Singh :
 
À Delhi, en 2006, le sikh Kirpal Singh - Kip - apprend dans le même temps qu'il souffre d'une tumeur au cerveau et qu'il est invité par son ancien employeur, le général Kumar, à revenir au Cachemire qu'il a fui quatorze ans plus tôt. Ce dernier lui demande de cuisiner le repas de noces de sa fille Rubiya. Bercé par le rythme lent et monotone du train qui l'emporte vers Srinagar à travers les paysages du nord de l'Inde, Kip se remémore les plus belles années de sa vie au Cachemire.

Mon avis sur Chef de Jaspreet Singh :

J'ai aimé ce livre pour trois raisons :
- d'abord, il est très intéressant au niveau des relations internationales car il relate la guerre au Chachemire entre l'Inde et le Pakistan. Je n'ai pas trouvé que l'auteur prenait partie pour un camp plutôt qu'un autre. De toutes façons, je sais faire la part des choses, et j'ai pris un peu de temps après la lecture de ce roman pour me documenter sur le sujet.



 - ensuite, toutes ces recettes de cuisine m'ont enchantée. J'avais l'impression d'être au beau milieu d'une cuisine indienne, et de pouvoir sentir toutes les effluves!
Cela m'a bien entendu fait penser à l'excellent film de de Ritesh Batra, The lunch box que j'ai vu au cinéma il y a un peu plus d'un mois.


 - enfin, en dépit des moments assez tristes, et durs qui sont comptés dans ce récit, j'ai été apaisée par la lecture de ce livre. Je pense que cela est dû au style de l'auteur, et à la description de tous ces paysages qui m'ont emmenée très loin, et m'ont envie de me rendre dans cette région.


lundi 13 janvier 2014

Elodie Frégé : de la chenille au papillon!


Elle est bien loin l’époque de la Star Ac’, cette émission télévisée broyeuse de rêves et de talents !
Vous ne vous en rappelez peut être pas, mais Elodie Frégé a été la gagnante de la saison 3 de la Star Academy.

Moins populaire que Jenifer, ou que sa camarade de promo Olivia Ruiz, elle aurait pu se décourager. 


Mais Elodie Frégé est aussi discrète, que tenace.

Lentement, mais sûrement elle a réussi à s’imposer comme l’un des espoirs de la chanson française. J’ai lu plusieurs fois des critiques élogieuses sur ses textes, sa voix, ses prestations, ses collaborations avec Benjamin Biolay, et sur son 4ème album (Amuse Bouches), sorti en juin 2013.
 

Je n’y avais jusqu’alors pas porté une grande attention.

La semaine dernière, en zappant, je suis tombée sur une émission télévisée qui lui était consacrée. Je suis restée scotchée à mon écran. J’ai voulu tout voir.

Et j’ai vu. J’ai vu une femme qui a mûri, aussi bien physiquement, que musicalement.

J’ai aimé sa façon de chanter, de bouger, son énergie sur scène, son univers… TOUT. 


Elodie Frégé aurait pu être dans la (longue) file des filles sorties tout droit de la real TV en attente du succès (qui ne vient pas), mais elle s’est muée en joli papillon.



Je tenais donc à vous faire partager mon coup de cœur musical car Elodie Frégé mérite d’être davantage connue et surtout reconnue en tant qu’artiste.




Extraits de Perdu son 4ème album (Amuse Bouches) :



J’ai perdu le nord

Perdu la guerre

Perdu au jeu

Perdu l’affaire



J’ai perdu de l’or

Perdu le flair

Perdu à deux

Perdu les nerfs



J’ai perdu ma place

Perdu au change

Perdu du temps

Perdu le sens

 

Elodie Frégé en live : la plage






dimanche 12 janvier 2014

La Dominique : Wai'tu kubuli - " l'île aux 365 rivières "

La Dominique n'est pas la République Dominicaine.
Il s'agit toutes deux d'îles ensoleillées, mais elles n'ont franchement rien à voir!
La Dominique est une petite île d'un peu plus de 72 000 habitants, accessible en bateau, à partir de la Martinique ou de la Guadeloupe.
Elle est appelée l'île aux 365 rivières en raison des nombreux cours d'eau qui la traversent.
C'est une île qui est pour l'instant préservée du tourisme de masse, contrairement à St Martin
Si vous aimez la rando, les cascades, la plage, et de façon générale la nature, tout comme la Guyane, la Dominique est faite pour vous!


Il me semble qu'il faut au moins une semaine pour visiter la Dominique.

L'ascension du Boiling lake est un MUST à faire si vous venez à la Dominique. 
Il s'agit d'un lac situé dans le Parc national de Morne Trois Pitons près de la ville de Roseau. C'est le plus beau site de la Dominique. Difficile de retranscrire cette atmosphère étrange avec des photos, d'autant plus qu'il pleuvait le jour de notre ascension vers le Boiling lake, et que je n'ai pas pu prendre des photos du lac (il est considéré comme le 2e plus grand lac bouillant au monde). Il faut entre 5h et 6h de marche pour atteindre le sommet du Boiling lake.



Au départ de Titou Gorge, le sentier monte longuement dans la jungle, jusqu'aux crêtes qui offrent de belles vues sur la vallée de Laudat et les sommets voisins. On commence alors à sentier l'odeur du souffre et l'on remarque des troncs rougis par les gaz. 
Cet endroit est appelé la " Vallée de la Désolation ", un passage obligé de la randonnée avant de pouvoir admirer le Boiling Lake . 


Autre visite très sympa, à faire à la Dominique : les cascades. Je vous conseille notamment Trafalgar Falls et Sari Sari Falls.

Trafalgar Falls est l'une des attractions touristiques de la Dominique. Aisément accessible depuis la capitale, Roseau, elle voit débarquer des hordes de touristes en provenance des paquebots. En général, ces derniers ne disposent que d'une petite journée pour " voir la Dominique "... Accessible après une petite marche de 15mn, ce site est parfait pour ce tourisme de masse!
Deux chutes d'eau se jettent de 60m de hauteur de chaque côté d'un morne dans Rocky Pools.


J'ai également eu l'occasion d'aller me baigner dans les chutes de Sari Sari Falls. Il faut environ 40 minutes de marche pour arriver à ces chutes. 



Enfin, l'Ile est également connue pour ses spas naturels : bains d'eau chaude, bains avec bulle (Champagne Reef), bains de boue....

Tout d'abord, n'hésitez pas à aller à Wotten Waven, un véritable petit paradis!
La végétation luxuriante qui entoure ces baignoires d'eau chaude ravit également les visiteurs. 
A champagne Reef, l'eau pétille et est relativement chaude. En effet, des bulles de gaz émanent de la partie immergée du cratère volcanique ! On y accède depuis le bord en palmes !



Voilà pour ce petit tour vert de la Dominique. Mais ce n'est pas fini, puisque la semaine prochaine, je vous présenterai cette île d'un point de vue légèrement plus urbanisé.

jeudi 9 janvier 2014

House of cards : politique, sexe et pouvoir à Washington !

Décidément, Netflix produit des petits bijoux de séries ! Après avoir difficilement surmonté mon addiction à Orange is the new black (dont je vous parlais ici), je suis à nouveau tombée dans les filets du merveilleux monde de Netflix en regardant la saison 1 d'House of cards.

Le synopsis :

Franck Underwood vient de subir une terrible défaite! Alors qu'il pensait être nommé ministre des affaires étrangères, tout tombe à l'eau. Franck pourrait se laisser aller, mais il est plein de ressources et sans pitié! Il met donc en place un plan destiné à lui faire remporter ce à quoi il pense être destiné : le pouvoir, et surtout ... la Maison Blanche. 
Pour cela, il utilise une jeune journaliste ambitieuse Zoe Barnes.


Mon avis sur cette série :

Les personnages :

Mon sentiment par rapport au personnage de Franck a considérablement évolué au fil de ces 13 épisodes qui composent la 1ère saison d'House of Cards.
Si j'ai ressenti un peu de compassion à son encontre, lors du premier épisode, cela n'a pas duré bien longtemps !
En effet, j'ai eu tout le loisir de découvrir à quel point ses méthodes sont plus que méprisables!
Quant à sa femme Claire, c'est un personnage ambigu et complexe, que je n'ai jamais réellement apprécié.
Elle s'est dévoilée au fil des épisodes, et je n'ai pas eu de révélation " positive " à son égard.

Ma conclusion sur ces deux personnages est la suivante : qui se ressemble s'assemble !


Enfin, parlons de Zoe Barnes, la jeune journaliste. Certains seraient tentés de la considérer comme une victime de Franck. 
Selon moi, il s'agit d'une jeune femme - qui rongée par l'ambition - a vendu son âme au diable (sans trop s'en rendre compte, j'en conviens) !


La réalisation :

Je salue la mise en scène (en particulier les appartés de Franck, qui donnent toute la saveur aux épisodes), et le casting très prestigieux (Kevin Spacey et Robin Wright notamment) qui fonctionne parfaitement.
Immoralité, vice, égo démesurés, et soif de pouvoir sont au rendez-vous.

Bien entendu, il est nécessaire de prendre du recul car il s'agit avant tout d'une série télévisée, et il serait dangereux de juger les hommes politiques sur des fictions. 
Toutefois, il me semble qu'House of cards présente quelques similitudes avec la vie politique réelle....

Focus sur la saison 2 : 

La saison 2 sera diffusée à partir du 14 février 2014!
Je la regarderai avec plaisir, afin de savoir si Franck sera finalement nommé Vice-président, ou si les 3 journalistes qui enquêtent sur lui arriveront à déjouer ses plans à la dernière minute.

Pour finir, un petit teaser de la saison 2 :




Le saviez-vous?

Il s'agit de l'adaptation de la série britannique House of cards , elle même adaptée au roman du même nom de Michael Dobs.


mercredi 8 janvier 2014

Vivian Maier, la photographe qui n'aimait pas développer ses négatifs

Certains artistes rêvent de devenir célèbres, et le deviennent de leur vivant.
D'autres n'acquièrent qu'une renommée posthume.
Vivian Maier était un peu différente. Nurse durant presque toute sa vie, et photographe à ses heures perdues, elle n'a que très peu développé ses négatifs. 
Son œuvre est donc restée très longtemps méconnue, jusqu'à ce qu'elle soit découverte, un peu par hasard à la fin des années 2000, quelques mois après sa disparition. La parution d'un ouvrage qui lui est consacré a révélé son talent. Elle est désormais considérée comme un maître de la photographie de rue.
Untitled, Undated, Vancouver, Canada

Certaines de ces photographies étaient exposées à Paris, aux Douches, du 16 octobre, au 21 décembre 2013, 
J'ai été les voir juste avant les vacances de Noël, et je vous fais donc partager son travail.

Tout d'abord, je crois que Vivian Maier était quelqu'un qui photographiait merveilleusement les enfants (peut-être parce que son travail était de veiller sur des chérubins, et qu'elle les voyait comme personne) :

Vivian Maier - Untitled - Self portrait

Vivian Maier, Untitled, N.Y, september 1953

Vivian Maier, Untitled, Chicago
 Elle savait également capter les émotions des personnes qu'elle photographiait.

Vivian Maier, Untitled

Vivian Maier, Untitled, N.Y, may 1953

Vivian Maier, Untitled, N.Y, May 28th, 1958

Photographe des rues, des enfants, des minorités, Vivian Maier a laissé derrière elle une œuvre considérable. Peut être aurait-elle souhaité rester anonyme à jamais?
De mon côté, je suis heureuse d'avoir pu découvrir son univers.

Le saviez-vous?

John Maloof, un agent immobilier, a acheté un lot de 30 000 négatifs pour illustrer un livre qu'il écrivait. Ce n'est que plus de 6 mois après son achat qu'il s'est rendu compte du potentiel de ces photographies.
Il est alors parti à la recherche de son auteur, et a découvert en 2009 que la photographe était une inconnue du nom de Vivian Maier.

Vivian Maier - Untitled - Self portrait


mardi 7 janvier 2014

Tomboy, un film au coeur d'une polémique injustifiée!


Ces dernières semaines, j'ai été surprise par la polémique à propos du film Tomboy de Céline Sciamma.

En effet, ce film est diffusé dans les écoles primaires (classes de CE2, CM1, CM2) dans le cadre du programme " École et cinéma ", dont le but est d'effectuer " un travail de sensibilisation et de formation au cinéma comme art auprès du très jeune public ".

Certaines associations de parents d'élèves ont vu rouge, et ont décidé de demander l'interdicti la diffusion de ce film.


TomBoy, est l'histoire de Laure, 10 ans, garçon manqué qui arrive dans un nouveau quartier. Elle fait croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l’été n’allait jamais révéler son troublant secret. 
 


C'est un très beau film, émouvant, avec des enfants (Zoé Héran, dans le rôle de Lisa/Michaël, Malonn Lévana dans le rôle de Jeanne, et Jeanne Disson dans le rôle de Lisa), qui jouent super bien.

Il m'a rappelé mon enfance. Je n'oublierais jamais le jour où une " dame de service " m'avait qualifiée de " garçon manqué ". J'étais en dernière année de maternelle, j'ai eu l'impression d'être cataloguée, d'avoir fait quelque chose de mal, d'être différente, alors même que je ne m'étais jamais posée de question auparavant, et que je n'étais qu'une petite fille qui n'aimait pas porter des jupes.


Cette polémique me semble donc tout à fait déplacée parce qu'il s'agit avant tout d'une histoire d'une ENFANT qui a du mal à trouver sa place parmi les autres enfants.
Contrairement à ce que certains pensent et affirment tout haut, il ne s'agit pas d'un film sur homosexualité. C'est un film sur l'enfance qui appelle à la tolérance, au respect de la personne humaine, au pardon. Il me semble que ce sont des valeurs qu'il est souhaitable de transmettre aux plus jeunes.
S'il y a débat, celui-ci doit avoir lieu " entre les murs " d'une salle de classe, avec des mots d'enfants, et pas au sein de l'arène politique.


Pour aller plus loin :

Un article de Clarisse Fabre, le film " Tomboy " relance le débat sur la question du genre, publié dans Le Monde, le 23 décembre 2013.

La bande-annonce :



lundi 6 janvier 2014

Voyage - Je vous emmène à la découverte de la gastronomie métissée de la Guyane!

Dans la première partie de mon article sur mon voyage d'une semaine en Guyane, je vous présentais la faune et la flore de ce département français situé en Amérique du Sud.
Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler des plats que j'ai dégustés là-bas, car je me suis régalée!
La population guyanaise (239 450 habitants) est constituée de plusieurs ethnies (créoles guyanais, métros, haïtiens, chinois, brésiliens, Hmongs, amérindiens, arabes libanais...), ce qui a enrichit la culture guyanaise.

Ainsi, il est relativement aisé de découvrir la cuisine créole, mais également asiatique, ou encore Brésilienne.

J'ai aimé manger des crustacés et des poissons qui sont cuisinés, très souvent en sauce.
Les poissons le plus célèbres en Guyane sont le vivaneau, ou encore l'acoupa.




Si vous souhaitez déguster de la bonne cuisine asiatique, je vous conseille également d'aller à Cacao, ville située à environ 80km de Cayenne, célèbre pour son marché Hmong (chassés du Laos en 1977, et reconnus réfugiés politiques par les Nations Unies, les Hmongs se sont installés en Guyane sur invitation du président français de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing).
A Cayenne, il y a également de nombreuses petites échoppes ou restaurants de cuisine asiatique dans lesquels on mange pour une somme modique!



Au centre de Cayenne, se trouve la très célèbre Place des Palmistes.


Cette place a été construite au XIXe siècle pour aérer le centre-ville de Cayenne.
Aujourd'hui, on peut aller boire un verre, et manger une glace, par exemple au Bar-restaurant des Palmistes.


Le soir, la place est très animée! On peut y venir en famille ou entre amis déguster de délicieux burgers car des food-trucks s'installent et vendent des frites, sandwichs, bamis et nassi (spécialités javanaises), jus locaux et autres plats à emporter. La place est devenue un lieu très agréable au fil des années ! 

 

Je vous conseille le food truck " Léché dwèt " (lécher les doigts en créole!).



Voilà, vous savez tout de mes petits plaisirs gustatifs Guyanais!

dimanche 5 janvier 2014

Le loup de Wall Street : le retour gagnant de DiCaprio!

Dans Gatsby, Leonardo DiCaprio m'avait énormément déçue. J'ai trouvé le film bling-bling et sans âme.
A l'image du personnage qu'il incarnait, Leonardo en faisait trop.
J'attendais donc avec impatience de le retrouver pour un rôle imposant comme il les aime.
C'est chose faite avec Le Loup de Wall Street.


Synopsis :

L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan Belford, un trader sans pitié, surnommé le loup, et de son équipe, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…


Mon avis : 

Je crois qu'il y a deux caractéristiques principales dans la filmographie de Leonardo qui ont fait son succès :
1/ incarner des rôles d'homme fort, ayant une histoire à raconter comme dans Catch me if you can, The Aviator, ou encore J. Edgar.
2/ sa collaboration fructueuse avec Martin Scorsese : Gangs of New-York, the Aviator, les infiltrés, Shutter island.

Leonardo DiCaprio et Martin Scorsese
Dans le loup de Wall Street c'est un peu la combinaison gagnante puisqu'il retrouve en quelque sorte son réalisateur fétiche,pour un film dans lequel il prend le pouvoir sur la caméra et il crève l'écran.

Il n'y a ni compassion, ni moralité, ni justice, et encore moins de repentance dans ce film.
Il s'agit juste d'une histoire, une histoire d'argent sale, de sexe, de drogue, et de pouvoir.  Et tout cela est assumé. 


 La longueur du film et cette combinaison de provocation sans vergogne aurait pu être un flop, mais le jeu des acteurs, l'humour noir maîtrisé, l'intérêt du film (comprendre une certaine conception du trading), et son excellente réalisation lui ont donné les atouts pour être un vrai bon film!
Oubliée ma déception de Gatsby, j'ai retrouvé le Léo que j'apprécie tant!





 






jeudi 2 janvier 2014

Forever chic de Tish Jett & co. : le mythe de la femme française parfaite, Outre-Atlantique

Il paraît que les femmes françaises sont parfaites.
Vous vous trouvez parfaites, vous ? Moi non, en tous cas !
Saviez-vous qu’outre-Atlantique, des auteurs s’emploient à distiller l’idée selon laquelle les femmes françaises sont des « super-women », capables de gérer sans aucune fausse note: vie professionnelle, vie familiale, activités culturelles/sportives, en restant toujours belles, polies et de bonne humeur !




L'exemple de Forever chic de Tish Jett

Tish Jett vit en France, c'est une journaliste de mode. 
Dans Forever Chic, Frenchwomen' secrets for timeless beauty, style and substance, elle défend la thèse suivante : les françaises connaissent leur force, leurs faibleses, et ne parlent jamais de leurs peurs, leurs faiblesses ou leurs défauts....
Elle présente à ces lectrices ce qu'elle pense être les secrets des françaises en tous genres : beauté (soins de la peau, des cheveux...), régime alimentaire, mode... afin qu'elles puissent se les approprier.

Le mythe de la femme française parfaite, un filon commercial, devenu lucratif

Cela vous surprend peut être, mais ce livre n'est pas isolé. 
Il s'agit d'un genre très lucratif qui a fait des émules. Ainsi vous pourrez trouver dans les rayons des librairies nord-américaines les livres suivants :
" French children don't throw food ” et " Bringing up bébé "  de Pamela Druckerman, " French women don’t get facelifts ", " French women don't get fat " et " French women for all seasons " de la grande prêtresse du genre, Mireille Guiliano, " French women don't sleep alone " de Jamie Cat Callan, " What French Women Know " de Debra Ollivier, " Chic & Slim toujours " d’Anne Barone, et enfin, " Fatale, How French Women do it " d’Edith Kunz.

Mon avis sur ces livres :

Il me semble que ces thèses sont complètement réductrices pour deux raisons principales.
Tout d’abord, les  françaises ne sont pas plus douées que leurs homologues étrangères. 
Ces livres sont des condensés de stéréotypes et se fondent sur des cas bien particuliers (familles parisiennes de la haute bourgeoisie), stars françaises….



De plus, cela donne un signal négatif aux autres femmes.
La valeur d’une femme semble être réduite au fait qu’elle puisse mener de front tous ces domaines.  
Or, il me semble que la vie ne se résume à pas une succession de podium en tous genres (diplôme de la meilleure mère, meilleure femme, meilleure collègue, femme la plus élégante…).









En conclusion,  je me dois de rassurer nos compatriotes américaines, et du monde entier : oui les enfants français mangent des haricots verts, mais il leur arrive également de manger de la junk food, oui les femmes françaises grossissent,  se font liposucer et lifter, NON, il n'existe pas de « french dream » : les femmes françaises ne sont pas parfaites, jetez à la poubelle ces horribles « livres » (ou plutôt ces produits marketings)!




Pour aller plus loin :


Madame Figaro, L a femme française,“an American dream”, par Peggy Frey,le 11 août 2013. 
Le Monde, Outre-Atlantique, la femme française fait rêver, le 30 décembre 2013.